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Le 8 samedi février 2020 c’était la CONFAPERAF2020. Une centaine de personnes étaient réunies pour la toute première conférence dédiée à l’entrepreneuriat dans la restauration africaine. Divisée en deux temps – une partie conférence via 3 tables rondes et une partie apéro-networking & dégustation, cet événement inédit a brillamment rassemblé professionnels du milieu, porteurs de projet et amoureux de la gastronomie africaine. Compte-rendu de cette première réussie !

Quelques fondateurs de meilleurs restaurants africains parisiens et de concepts culinaires africains, se sont réunis lors de trois tables rondes thématiques. Celles-ci avaient un objectif : apporter aux participants les éléments clefs permettant de se positionner sur offre de restauration africaine, mais aussi discuter des enjeux que sous-tendent un tel choix.

Nous allons vous faire notre compte rendu de la CONFAPERAF2020 en 4 articles dont celui-ci est le premier.
Des échanges entre professionnels aguerris ont conduit à évoquer les facteurs de réussite – ainsi que les difficultés, d’une enseigne de restauration (table ronde 1).

Chaque restaurateur a choisi de mettre en avant 1-2 facteurs de réussite principalement : pour Placide (Villa Maasaï) c’était de créer une icône de la restauration; le marketing, le positionnement et le service devaient être irréprochables. Vincent (Africa in a box) a misé sur la proximité avec ses clients grâce à sa stratégie de communication sur les réseaux sociaux et une offre accessible et rapide. Rudy (New Soul Food) emploie également une grosse stratégie de communication sur les réseaux sociaux mais l’identité Afropéenne de sa cuisine démarque son offre dans le milieu. Quant à Ruben (Beny’s hot dog) il n’a pas hésité à prendre le hot dog et le rendre africain; ce qui le rend unique aujourd’hui. Le plus jeune en termes de restaurant africain mais pas de restauration (10 ans d’expérience), Sylvain (Table Métis) a choisi de proposer une cuisine métissée semi gastronomique avec une offre de vins d’Afrique du Sud pour l’accompagner. En outre, l’identité semble être le principal facteur cité par nos intervenants. Pour ce qui est du financement, ne pas hésiter à utiliser du crowdfunding comme Ruben pour se lancer et les mécanismes d’aide. Les banques demandent certes des modèles mais la restauration africaine commence à en avoir. Grâce à ces restaurateurs notamment.

«Ouvrir pour ouvrir, ce n’est pas très compliqué […] mais ouvrir et faire quelque chose de symbolique et de fortement marketé, ça a demandé beaucoup de temps, de travail». Placide Houssou (Villa Maasaï)

Les discussions ont aussi tourné autour des mises en garde. Ces entrepreneurs ont tenu à rappeler que ce n’est pas un long fleuve tranquille. L’association (en famille ou pas) et les ressources humaines sont essentielles pour la réussite du business. La remise en question également. Placide et Sylvain ont expliqué comment ils ont dû redéfinir leur offre pour être plus compétitif et en phase avec leur vision.

Le manque de temps n’a malheureusement pas permis un long échange avec le public. Toutefois, une remarque intéressante qui soulignait la faible représentation de femmes parmi les gérants de restaurant africaine a permis d’évoquer le fait que de nombreux restaurants “maquis” et leurs merveilleuses cuisines de mamas africaines ne sont pas toujours construits comme des enseignes de restauration à proprement dit. Il faudrait une meilleure professionnalisation du métier de restaurateur au sein de la communauté.

Cette table ronde a été animée par Blériot TCHEEKO, fondateur d’APERAF et les intervenants de la table ronde 1 à la Conférence APERAF 2020 étaient :

  • Sylvain AJAVON, co-fondateur et gérant de la Table Métis – restaurant bistronomique, composé d’une cuisine afropéenne.
  • Ruben DJAGOUE, fondateur du concept de street-food Beny’s hot dog, des hot dogs aux saveurs africaines.
  • Vincent EBOUÉ. Fondateur et gérant d’Africa in a box – un concept de restauration africaine fast food réunissant le meilleur de l’Afrique dans une box.
  • Placide HOUSSOU, co-fondateur et gérant de la Villa Maasaï et d’autres enseignes comme le Café Maasaï.
  • Rudy LAINE, co-fondateur et gérant de New Soul food – un concept de restauration afro caribéenne à 360° (restaurant, foodtruck, foodstand, produits…).

Photo prise avec le Photobooth Afro de notre partenaire Mimba Box

La Conférence s’est suivie une session de pitchs pour découvrir de nouveaux projets ensuite de table ronde 2 dont la question était : “Comment définir une offre compétitive au delà du facteur prix ?”

Nous vous raconterons tout cela dans un second article qui sortira dans les prochains jours.

À propos d’APERAF :

APERAF est une initiative qui soutient l’entrepreneuriat de la diaspora africaine, à travers l’organisation d’événements – afterworks et conférences, sous forme d’apéros africains appelés L’Apéraf.

APERAF met également à disposition de clients privés ou professionnels la plateforme Aperaf.com, qui propose la fourniture de prestations de restauration afro caribéenne et des services d’agence événementielle.

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